Ce samedi 28 mars 2026, de 20h30 à 21h30, des millions de foyers français vont plonger dans le noir. Pas à cause d’une panne. Par choix. L’Earth Hour, c’est ça : une heure, une bougie ou rien du tout, et un message envoyé à la planète entière.
Une heure symbolique… mais pas que
Lancée par le WWF il y a 20 ans pile, l’Earth Hour a traversé deux décennies sans perdre son souffle. Ce soir, la Tour Eiffel s’éteindra. L’Arc de Triomphe aussi. Le Sacré-Cœur. Notre-Dame de Paris. Des centaines de bâtiments publics à Paris rejoindront le mouvement. Et dans 185 pays, des millions de personnes feront pareil.
Est-ce que ça sauve la planète ? Franchement, non. Une heure de lumières éteintes ne va pas stopper le dérèglement climatique. Mais ce n’est pas vraiment l’idée. Ce que fait l’Earth Hour, c’est rendre visible quelque chose qu’on préfère souvent ignorer : notre consommation d’énergie est massive, automatique, et souvent inutile.
Radio France participe aussi cette année, de 20h30 à 21h30. L’enseigne lumineuse de la Maison de la Radio sera éteinte. Même les monuments les plus lumineux de France acceptent, une fois par an, de se laisser aller à l’obscurité.
Ce que disent les chiffres
Le dernier rapport du WWF France sur la biodiversité contient un chiffre qui mérite qu’on s’y arrête : là où des actions ciblées de protection ont été menées, les populations d’espèces protégées ont augmenté en moyenne de +120 %. C’est colossal. Et ça prouve que quand on s’y met vraiment, la nature peut se rétablir.
| Année | Pays participants | Monuments éteints (approx.) |
|---|---|---|
| 2007 (1ère édition) | 1 (Australie) | Quelques dizaines à Sydney |
| 2015 | 172 | Milliers dans le monde |
| 2026 (20e édition) | 185 | Des dizaines de milliers |
Et en France, concrètement ?
Des événements sont organisés toute la journée à Paris, Marseille et Rouen. Des activités en famille, gratuites, pour se reconnecter à la nature. Pas juste éteindre une ampoule et aller dormir, donc.
Pourquoi participer depuis chez soi ?
Voici ce que vous pouvez faire ce soir sans sortir de chez vous :
- Éteindre toutes les lumières non indispensables entre 20h30 et 21h30
- Débrancher les appareils en veille (télé, box internet, chargeurs…)
- Profiter de l’heure pour une soirée à la bougie, un repas sans écrans
- En parler autour de soi, sur les réseaux ou à voix haute
C’est bête, mais l’heure passée sans lumière artificielle peut devenir une vraie conversation en famille. On réalise à quel point on a l’habitude d’allumer sans réfléchir. La salle de bain, le couloir, la cuisine… on laisse tout allumé par réflexe.
Les critiques, elles existent
Certains environnementalistes reprochent à l’Earth Hour de déresponsabiliser les grandes entreprises et les politiques, en faisant porter le poids du problème sur les particuliers. C’est une critique qui tient la route, soyons honnêtes. Éteindre sa lampe de chevet ne compensera jamais les émissions d’un vol long-courrier ou d’une aciérie.
Mais l’un n’empêche pas l’autre. Et si une heure dans le noir pousse quelqu’un à s’interroger sur ses habitudes ou à signer une pétition ou à voter différemment… alors ça valait le coup d’éteindre.
