Elle arrête le déodorant pendant 6 ans : le résultat inattendu de son corps

Clara Lemelin - Photo de profil - livepeople
Par Clara
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Alyse Parker, 28 ans, a arrêté tout déodorant pendant six ans par crainte des sels d'aluminium — et son corps s'est progressivement adapté de façon surprenante.

Pendant six ans, une jeune femme américaine a complètement arrêté le déodorant. Ce que son corps a fait ensuite va à l’encontre de tout ce qu’on vous a appris sur la transpiration.

L’expérience qui a choqué les réseaux

Alyse Parker, 28 ans, vit à Hawaï. Elle transpire, fait du sport, vit sous un soleil de plomb. Et pourtant, depuis six ans, pas un seul coup de déodorant. Pas de stick, pas de spray, pas de pierre d’alun. Rien. Sa décision, au départ, était liée à une inquiétude sur les sels d’aluminium présents dans la plupart des antitranspirants et leur lien supposé avec le cancer du sein. Un débat qui agite le monde de la cosmétique depuis plusieurs années.

Ce qui est intéressant, c’est ce qu’elle a constaté au fil du temps : ses odeurs corporelles ont diminué progressivement. Pas disparu, nuance. Mais diminué. À tel point qu’elle affirme ne plus dégager d’odeur désagréable, même après une séance de sport intense.

Ce que la science dit sur les odeurs corporelles

Petite précision qui change tout : ce n’est pas la sueur qui sent. La sueur en elle-même est pratiquement inodore. Ce sont les bactéries présentes à la surface de la peau qui, en dégradant les composants de la transpiration, produisent les molécules responsables de l’odeur. Les glandes eccrines produisent une sueur essentiellement composée d’eau et de sel. Les glandes apocrines, elles, situées notamment dans les aisselles, sécrètent une sueur plus riche en protéines et en lipides. Et c’est là que les bactéries s’en donnent à cœur joie.

Ce que suggère l’expérience d’Alyse Parker, c’est que le microbiome cutané peut se rééquilibrer lorsqu’on cesse de le perturber avec des produits chimiques. Avec le temps, la flore bactérienne des aisselles se stabilise différemment. C’est une hypothèse que certains dermatologues commencent à prendre au sérieux.

Déodorant vs antitranspirant : ce n’est pas pareil

ProduitActionContient des sels d’aluminium ?
Déodorant classiqueMasque les odeurs, action antibactérienneNon (en général)
AntitranspirantRéduit la transpiration en obstruant les poresOui
Déodorant naturelNeutralise les odeurs, respecte le processus naturelNon
Pierre d’alunAction antibactérienne et légèrement antitranspiranteOui (dérivés d’aluminium)

Le facteur génétique qu’on oublie toujours

Une étude britannique a révélé que 2 % des femmes anglaises possèdent un gène particulier qui inhibe la production des molécules responsables des odeurs au niveau des aisselles. Ces personnes ne dégagent quasiment aucune odeur, même sans déodorant, même en transpirant abondamment. Le cas d’Alyse Parker pourrait s’expliquer en partie par ce facteur génétique, même si elle n’a pas été testée pour cela.

Ça soulève une vraie question : est-ce qu’on a tous besoin de déodorant ? Ou est-ce qu’on est en grande partie conditionnés par des normes sociales et des campagnes marketing qui ont historiquement transformé la transpiration naturelle en problème à résoudre ?

Et l’alimentation dans tout ça ?

Ce que l’expérience d’Alyse met aussi en lumière, c’est l’impact de l’alimentation sur les odeurs corporelles. Elle a modifié ses habitudes alimentaires au même moment où elle arrêtait le déodorant, en réduisant notamment la viande et les aliments très transformés. L’ail, l’oignon, les épices forts, certaines protéines animales : tout ça influence l’odeur que la peau dégage par la transpiration.

  • La transpiration est un processus naturel de régulation thermique du corps
  • Les antitranspirants bloquent les pores avec des sels d’aluminium, pas les déodorants
  • Le microbiome cutané peut s’adapter si on lui en laisse le temps
  • Certains aliments (ail, oignon, viandes rouges) intensifient les odeurs corporelles
  • Des facteurs génétiques jouent un rôle non négligeable dans la production d’odeurs

On n’est pas en train de dire que tout le monde devrait jeter son déodorant demain matin. Ce serait imprudent, socialement risqué et pas forcément agréable pour l’entourage. Mais l’histoire d’Alyse invite à se poser des questions sur ce qu’on met sous nos bras chaque jour, et pourquoi.

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